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Dossier numérique Analyse financière n°76 – Enseignement en finance: les critères ESG gagnent du terrain

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Description

Dossier numérique Analyse financière n°76
Novembre – Décembre 2020

Enseignement en finance : les critères ESG gagnent du terrain

Sommaire

IFRS 15 : quel bilan pour les 150 plus grosses capitalisations boursières d’Euronext Paris ?
Christophe Herriau, Gaëlle Lenormand et Lionel Touchais, Université de Rennes

Une innovation de rupture en communication et gestion financière ?
Yann Le Fur et Pascal Quiry, HEC PARIS et auteurs du Vernimmen

How shifting from in-person to virtual shareholder meetings affects shareholders’ voice
Dr Miriam Schwartz-Ziv, Université de Jérusalem

Formation en finance : pour une nécessaire intégration des dimensions ESG
Catherine Karyotis, Neoma Business School, et Anne-Claire Roux, Finance for Tomorrow

Lu pour vous, Les dernières lectures économiques indispensables à votre culture pro

Introduction

Le précédent dossier avait pour titre « L’après Covid, la finance réinventée (?) ». Pour cette réalisation, la SFAF avait sollicité des professionnels du monde financier.
Ce nouveau dossier fait connaître la vision de représentants du monde académique – enseignants et chercheurs – sur certains thèmes perçus comme des sujets phares pour 2021, avec un fil conducteur : le rapprochement entre les analyses financière et extra-financière.

Alors que les efforts de normalisation comptable se poursuivent au niveau européen, trois maîtres de conférences de l’Université de Rennes (Christophe Herriau, Gaëlle Lenormand et Lionel Touchais) dressent un bilan de l’application de la norme IFRS 15 portant sur le chiffre d’affaires, via une analyse des impacts financiers pour les 150 plus grosses capitalisations boursières d’Euronext Paris (p. 3). De leur côté, Pascal Quiry et Yann Le Fur, enseignants à HEC et auteurs du Vernimmen, font état de ce qu’ils considèrent comme une probable innovation de rupture en communication et gestion financière : la mise en place par le groupe Danone d’un bénéfice net par action courant ajusté du coût du carbone (p. 8). D’autres sociétés pourraient d’ailleurs suivre cette initiative.
Le « G » d’ESG (environnement, social et gouvernance) n’est pas en reste avec l’article de Miriam Schwartz-Ziv, maître de conférences à l’université de Jérusalem, dont l’article traite de la gouvernance et du dialogue actionnarial, via une analyse des contenus des AG physiques Vs AG à huis clos de 94 sociétés du S&P 500 (p. 11). Enfin, Catherine Karyotis, professeur à NEOMA Business School – en coopération avec Anne Claire Roux, directrice générale de Finance for Tomorrow –, explique pourquoi le diagnostic des risques doit nécessairement intégrer les dimensions ESG (p. 13).
Ainsi, l’appréciation globale d’une entreprise devant être holistique, le temps d’un enseignement en finance centré sur les seules approches comptable et financière serait révolu.

A la faveur de la crise, les critères ESG sont devenus incontournables. Ce constat ressort clairement du baromètre SFAF 2020, selon lequel l’utilisation d’informations ESG est devenue une pratique mainstream intervenant tant au niveau de la sélection des titres que de la valorisation des entreprises. Comme l’expriment les présidentes de la commission Analyse extra-financière, si la gestion climatique reste primordiale, les analystes et gérants se tourneraient davantage vers le social et le sociétal.
Plusieurs ouvrages et études récents traitent de ce changement de paradigme, à l’instar du livre de Stéphanie Villers et de Henri Sterdyniak présenté dans cette édition (p. 16). Y sont notamment pointées les limites de l’analyse macroéconomique, qui n’intègre pas suffisamment ni les facteurs sociaux et environnementaux, ni les données incontournables proposées par la sociologie et l’écologie.
Mais à l’aune d’une nouvelle année, tous les espoirs sont permis.

Dossier coordonné par Michèle Hénaff

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