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La crise ébranlera-t-elle les inconditionnels du DCF ?

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La crise ébranlera-t-elle les inconditionnels du DCF ?Actualité Analyse financière n°33 octobre-décembre 2009Benoît Faure-JarrossonCertains auteurs énoncent que « la décote de minorité est morte ». Ainsi, il n’y aurait plus de différence de valorisation des actions selon leur détention par des minoritaires ou par un majoritaire. Cela donne à la méthode des DCF (Discount Cash Flow) une place prédominante et unique. Il serait l’unique méthode de cette unique valeur. Est-ce légitime interroge Benoît Faure-Jarrosson, analyste financier chez Invest Securities et responsable du groupe sectoriel immobilier à la SFAF. Ses constats sont les suivants : la décote de minoritaire n’est pas morte, le DCF de minoritaire est un calcul complètement théorique, et enfin, aucun des centaines d’investisseurs interrogés n’a jamais demandé une valorisation par DCF.Il est tout à fait normal et compréhensible que chaque typologie d’investisseur dispose d’atouts et de contraintes propres, et que ceux-ci soient prêts à payer un prix différent : le majoritaire perçoit des flux plus élevés et encourt un risque plus faible, il est donc prêt à payer un prix plus élevé que le minoritaire.

Conclusion ? La méthode des DCF repose sur quatre piliers : négation de la décote de minorité, actualisation de flux fictifs, neutralité du taux de distribution, dividende traité comme simple signal, qui représente quatre dénis de réalité. La valeur d’une action cotée, parce qu’elle est détenue par un minoritaire, est la valeur la plus haute entre l’actualisation des dividendes et l’espérance mathématique d’un maintien de cours à la valeur de majoritaire.

 

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