Notation : les modèles évoluent

L’heure est venue pour les PME-ETI de trouver de nouvelles sources de financement alternatives au financement bancaire, notamment par le biais d’obligations ou de placements privés. Cette diversification nécessite de se faire connaître des investisseurs.

La notation joue ici un rôle fondamental en fournissant une analyse prédictive de la capacité de l’entreprise à rembourser son emprunt. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Standard & Poor’s a décidé de développer une méthodologie et un processus analytique spécifiques aux entreprises de taille intermédiaire, utile dans le cadre d’émissions de dettes privées (voir l’article).

Le marché des agences de notation – jusqu’ici dominé par Standard & Poor‘s, Moody’s et Fitch qui se partagent l’essentiel du marché des grandes entreprises – doit donc s’ouvrir et évoluer pour répondre à la demande. Un impératif bien compris par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) qui a modifié son règlement en 2013 et fait le point sur les avancées et les progrès restant à faire (voir l’article).

La Banque de France, si elle ne répond pas aux critères d’enregistrement auprès de l’Esma en tant qu’agence de notation, présente un autre visage de l’évaluation du risque de crédit. La méthodologie et les évolutions sont détaillées ici (voir l’article).

Le marché bouge. Il devra tenir compte d’agences désireuses de promouvoir un système international de supervision en provenance de pays émergents, telles que Dagong (voir l’article) ou ARC Ratings (voir l’article).

Autre preuve du dynamisme de ce marché, l’arrivée de Spread Research : son modèle original de notation payée par les investisseurs sous forme d’abonnement vise à garantir l’absence de conflits d’intérêts (voir l’article).

Ces évolutions liées au financement des valeurs moyennes intègreront-elles une meilleure prise en compte des enjeux extra-financiers ? La nette amélioration de la transparence ne doit pas cacher l’hétérogénéité de la maturité des démarches RSE engagées (voir l’article). Faut-il pour autant en appeler à une « Notation ESG 2.0 » ? La question est posée dans ce dossier (voir l’article).

Pour conclure, nous avons donné la parole à la directrice de la trésorerie et des financements du groupe Vinci : bien que coûteux, le processus de notation y est considéré comme vertueux (voir l’article).

Ce dossier a été coordonné par Anne Bechet et Michèle Hénaff.

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