Le Compliance officer, un partenaire stratégique

Plus de 32 milliards d’euros. C’est le montant des pertes estimées par Société Générale suite à l’affaire des logiciels truqués par Volkswagen. Un chiffre exorbitant qui aurait pu être évité avec un programme de compliance correctement appliqué… Un exemple parmi tant d’autres qui montre le rôle accru du métier de Chief compliance officer (CCO), à la fois dans le secteur financier, mais aussi dans le monde industriel et des services en général.

Pour savoir si le métier se décline différemment selon l’organisation dans laquelle il travaille, nous avons interrogé différents responsables ainsi que certains des interlocuteurs du CCO.

Il intervient obligatoirement dans la banque et les sociétés de gestion et est contrôlé par l’ACPR ou l’AMF qui vérifient ses compétences et la connaissance de l’entreprise pour laquelle il travaille et lui délivrent une carte professionnelle. Mais, avec l’internationalisation des échanges et les risques accrus de fraude et de blanchiment, le métier se répand dans les organisations non financières, comme en témoignent les directeurs de la compliance témoins de ce dossier.

La fonction peut-elle être externalisée ? Si, dans les grandes entreprises, certains considèrent que le Compliance officer ne peut exercer son métier correctement qu’en interne, il n’en est pas de même pour les conseillers en investissements financiers dits “hauts de bilan”, qui travaillent généralement dans des petites structures. Celles-ci auront tout intérêt à confier ce travail à un cabinet extérieur pour éviter de lourdes sanctions.

Mais, alerte un vétéran de l’investissement dans les petites et moyennes entreprises françaises, si le développement des règles de conformité part toujours des meilleures intentions, le résultat peut aller à l’encontre des objectifs poursuivis.

Plus qu’un “poil à gratter” entraînant des coûts supplémentaires pour l’entreprise, le Compliance officer se positionne en véritable conseil pour anticiper les risques de non-conformité à tous les niveaux… Ses responsabilités vont bien au-delà du contrôle et englobent, selon les cas, l’éthique et la gestion des risques. Sa position au sein de l’entreprise prend de l’importance. Très proche du dirigeant, il est souvent, comme les directeurs des fonctions support et des directions opérationnelles avec lesquels il interagit en permanence, membre du comité exécutif. Un métier incontournable !

Dossier copiloté par Anne Bechet et Véronique Herguido-Lafargue

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