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L’assurance doit revoir son modèle

À quoi ressemblera le secteur de l’assurance et de la réassurance dans cinq ans ? Sera-t-il victime de l’ubérisation, comme l’affirment certains observateurs ?

Les sociétés d’assurances, qui ont fait preuve d’une grande résilience lors de la crise de 2008-2009 comparées aux établissements bancaires, connaissent des mutations sans précédent. À l’heure où la Commission européenne accepte d’assouplir les exigences réglementaires de capitaux propres pour les actions détenues à long terme[1], pour permettre aux compagnies d’assurances d’investir davantage dans les entreprises, le secteur doit réinventer sa chaîne de valeur.

Plus question en effet d’opérations marketing cosmétiques ; la transformation digitale s’impose face aux changements de consommation de ces produits et services, pour la plupart obligatoires, qui n’ont jamais fait rêver les clients. L’assurance « on Demand », l’assurance « paramétrique[2] », l’assurance « servicielle », l’assurance « modulaire »… placent l’expérience client au coeur des stratégies, au même titre que le critère prix.

Et l’environnement de taux bas pesant sur la rentabilité de la gestion d’actifs s’ajoute aux pressions des assurtech, ces acteurs agiles nombreux connaissant bien les contours du Big data, de l’intelligence artificielle et de la Blockchain et qui viennent bouleverser les modes de distribution, notamment le modèle traditionnel d’intermédiation centré sur les agents généraux.

Tous ces sujets réglementaires, technologiques, l’émergence de nouveaux risques (de longévité, climatique, cyber…) sont traités ici principalement par des experts (actuaires, analystes financiers, conseils…). Ce choix rédactionnel est volontaire ; il vise à donner une vision plurielle des enjeux auxquels fait face ce secteur économique complexe et très concurrentiel.

Michèle Hénaff,
rédactrice en chef de la revue Analyse financière

(1) Mesures décidées en mars 2019 dans le cadre de la révision de l’acte délégué de la directive Solvabilité 2. Lire notamment à ce sujet la déclaration de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, le 11 mars 2019.
(2) Ces solutions, fondées sur des données météorologiques et d’abord appliquées au monde agricole, sont destinées à sécuriser les revenus des agriculteurs. Une indemnisation est enclenchée lorsqu’une anomalie météorologique est constatée (sur base d’un indice de pluviométrie ou autres critères).

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