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ACTUALITÉ : RÉGLEMENTATION


La gestion passive contre l’investissement


Article publié dans l’édition 66 de la revue Analyse financière (Janvier-Février-Mars 2018).

FRANÇOIS DE SAINT-PIERRE, ASSOCIÉ-GÉRANT DE LAZARD FRÈRES GESTION, Managing Director de Lazard LLC, est responsable de l’activité gestion privée de Lazard Frères Gestion depuis début 2009. Il dirigeait précédemment la recherche et la gestion actions. Il a rejoint Lazard Frères Gestion en 1993. Auparavant, il fut responsable de la recherche chez Oppenheim Pierson Mélendes (1991-1992). Il a commencé sa carrière comme analyste financier, puis responsable de la vente actions, chez Oddo (1986-1991). Il est membre de la SFAF, diplômé de l’IEP Paris et titulaire d’une maîtrise de droit des affaires et d’une maîtrise de droit public. Il a été par ailleurs maître de conférences à Sciences Po.

RÉGIS BÉGUÉ, ASSOCIÉ-GÉRANT DE LAZARD FRÈRES GESTION, Managing Director de Lazard LLC, est directeur de la recherche et de la gestion actions chez Lazard Frères Gestion. Régis Bégué est également gestionnaire-analyste sur les actions européennes. Il a rejoint Lazard Frères Gestion en 2005. Il était auparavant chez Oddo Securities entre 1995 et 2005, spécialisé sur les actions européennes puis responsable de la vente des actions européennes pour la clientèle du Royaume-Uni. Régis Bégué a débuté sa carrière à la banque Nomura (France), comme sales/vendeur sur les actions japonaises et produits structurés. Il est diplômé d’HEC et titulaire d’une licence en Mathématiques de l’Université Paris VII.


Seuls 1 % des gestionnaires actifs surperformeraient le S&P 500 sur 10 ans, ce qui pourrait justifier l’essor de la gestion passive. Les promoteurs de cette dernière défendent aussi la théorie de l’efficience des marchés pour expliquer que les gestionnaires actifs ne peuvent les battre. Dans ce contexte, les gestionnaires actifs ont bien du mal à défendre leurs choix. Mais la gestion passive, qui fixe le coût du capital pour toutes les entreprises indépendamment de leur caractéristiques intrinsèques, ne serait-elle pas génératrice de risques financiers ?


Depuis des décennies, l’idée se développe que les gestionnaires « actifs » ne battent pas leurs benchmarks car ils manquent du talent qu’ils revendiquent et qu’ils le font payer trop cher.
Le débat est ancien, mais la réalité récente témoigne d’un flux de plus en plus important qui sort des gestions actives vers les gestions passives. Aux États-Unis en 2016, rien que pour les marchés actions, plus de 250 milliards de dollars sont sortis de la gestion active et 200 milliards sont rentrés en gestion passive. Un record qui boucle une décennie de sortie pour le gestion active et de collecte nette positive pour la gestion passive qui représenterait presque 40 % des actifs gérés en actions US.

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