La finance en Afrique, entre complexité et opportunités

Longtemps considérée comme marginale, l’Afrique est désormais sous les feux de la rampe.

Depuis les années 2000, le taux de croissance annuel du continent avoisine 5 %, la capitalisation boursière a été multipliée par 10, avec des réserves de change qui atteignent quelque 500 milliards de dollars. Et la part de l’Afrique dans les IDE (investissements directs étrangers) est passée de 3,2 % en 2007 à plus de 5 % ces deux dernières années. Dans l’ensemble, les économies africaines ont affiché une résilience aux chocs financiers lors de la dernière crise financière mondiale.

C’est un fait, l’Afrique est en mouvement, comme en témoigne le réel optimisme des investisseurs internationaux à propos du potentiel économique du continent. Mais, qui dit transformation économique, dit aussi évolution des systèmes financiers pour satisfaire des besoins considérables. Si nombre de pays africains doivent redoubler d’efforts pour lever les obstacles à l’investissement et renforcer leur attractivité pour développer des secteurs créant des emplois, ils ont aussi à mener la transformation des circuits financiers qui demeurent largement segmentés (financement des filiales par les maisons mères, financements publics par l’aide ou financement privés par les transferts, crédit bancaire, microfinance…). Dans ce domaine financier, les indispensables mutations concernent à la fois la banque africaine, dont le renouvellement doit reposer sur une logique industrielle et des nouveaux métiers, et les marchés boursiers qui ne représentent pas encore un réel vecteur de développement, même si leur nombre est passé d’une dizaine au début des années quatre-vingt-dix à 23 en 2015. Sans oublier le marché obligataire où les émissions ont progressé de 25 à 364 milliards de dollars entre 2005 et 2013.

Le dossier « La finance en Afrique, entre complexité et opportunités », proposé ici, suite logique de celui réalisé en 2010[1], traite de l’existant, des transformations déjà accomplies et des évolutions actuellement en cours sur ce continent perçu par certains experts et partenaires comme l’un des pôles majeurs de la mondialisation du XXIe siècle. Certains pays, la Chine notamment, ont déjà montré leurs ambitions !

Michèle Hénaff
Rédactrice en chef

[1] Le dossier publié en avril 2010 (édition n° 35) est disponible sur notre site.

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