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Gestion des risques, trouver le bon équilibre

Risques opérationnels inhérents à l’activité, risques financiers, risques géopolitiques, risques de non-conformité à la réglementation, risques ESG, cyber-risques liés au développement des systèmes d’informations et des nouvelles technologies (notamment Big Data et intelligence artificielle), risque de réputation… La liste des risques rencontrés par les entreprises est impressionnante.

Le dossier proposé ici fait un tour d’horizon de risques majeurs qui touchent aujourd’hui les secteurs industriels comme les activités bancaires et assurantielles. Si les pratiques sont codifiées pour ces dernières (voir les articles de F. Visnovsky et A. Chneiweiss)(1), il n’en est pas de même dans les autres secteurs où la fonction Risk Management se dessine et attire de nouvelles compétences depuis les années 2010, sous l’effet de la convergence des cadres macro et microéconomiques et des attentes sociétales (voir l’entretien avec B. Bouquot, présidente de l’AMRAE(2)).

Pour assurer son développement, l’entreprise, quelle que soit sa taille, doit éviter les accidents de parcours sans cependant s’abstenir d’agir. Comme l’explique ici le Risk Manager de la société Cnim, tout l’enjeu consiste à définir, via une vision transverse, une stratégie de gestion des risques permettant de les identifier, de planifier des actions pour les réduire, les gérer et diminuer leur coût financier.

Au-delà des méthodologies et des outils existants, cette gestion doit s’appuyer sur une culture du risque et un Risk Appetite – selon le terme retenu par l’Institut français des administrateurs – en relation avec une stratégie et une impulsion Tone at the top (voir l’article).

La communication sur les risques est également un sujet sensible car cet exercice délicat influe sur les recommandations des analystes et des gérants vis-à-vis des investisseurs. Interlocuteur majeur de l’analyste financier, le Risk Manager a notamment pour mission de l’éclairer sur le chapitre IV du document de référence, jugé trop juridique et assez éloigné des besoins de l’analyste, notamment au regard des enjeux liés aux immatériels et à la réputation. Les échanges ont alors à répondre à l’exigence suivante : convaincre que risques et opportunités peuvent aller de pair, au service de la création de valeur.

Michèle Hénaff, rédactrice en chef
de la revue Analyse financière

(1) Voir aussi, dans la rubrique Techniques et Recherche, l’article de l’association internationale des professionnels du Risk Management (PRMIA) : VaR : les pièges à éviter d’un concept clef pour l’investisseur.
(2) AMRAE : Association du management des risques et des assurances de l’entreprise.

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