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Gestion des risques, trouver le bon équilibre

« La gestion d’actifs prise dans l’étau » ; « Les Asset Manager face à la troisième révolution industrielle » ; « Le digital doit rentrer dans l’ADN des sociétés de gestion » ; « Quel avenir pour les SGP entrepreneuriales ? »… Les titres des articles publiés dans ce dossier sont convaincants : après 15 à 20 années favorables durant lesquelles la rémunération était assez peu liée à la performance, l’industrie de la gestion d’actifs prend un virage.

Si tous les secteurs d’activité sont indéniablement concernés par la montée en puissance du numérique, le cabinet McKinsey[1] estime que la gestion d’actifs sera le troisième le plus impacté dans l’univers financier, après la banque de détail et les moyens de paiement.

L’utilisation de machines et d’algorithmes n’est pas une nouveauté pour cette industrie ; en revanche la nouveauté réside dans l’accélération des évolutions technologiques. Pour s’en rendre tout à fait compte, il suffit de considérer les outils présentés ici et le vocabulaire qui les accompagne, bien différent de celui des années 2000 : Big Data, le nouvel « or noir » issu du traitement des mégadonnées ; robo-advisor ; Regtech ; Blockchain, algorithmes génériques ; logique floue[2] ; Machine learning issue de l’Intelligence artificielle ; réseaux de neurones…

Alors, sur fond de réglementation croissante et de bas niveau des taux d’intérêt, les interrogations fusent : les SGP entrepreneuriales auront-elles encore leur place ? Quels seront les leviers de différenciation pour les SGP déjà concentrées ? La gestion active est-elle vouée à disparaître au profit de la gestion indicielle et smart beta en progression depuis 2008 ? Quelle place l’Homme occupera-t-il face aux machines et quel sera le profil du « gérant 2030 » ?

Selon l’Association française de gestion financière[3], l’enjeu est de proposer « des solutions fondées sur les besoins spécifiques des clients ». Autrement dit, il ne s’agit plus de concevoir une masse de produits mais de répondre aux besoins spécifiques de groupes de clients en produisant de façon modulaire des solutions personnalisées à partir de plates-formes standardisées en évolution. La gestion d’actifs doit désormais établir un lien direct et de confiance vis-à-vis de ses clients. Et comme pour tout autre secteur d’activité, expertise, rationalisation, créativité, qualité de service et communication devraient être sources de création de valeur.

Dossier réalisé par Michèle Hénaff et Anne Bechet

[1] McKinsey – Global Fintech Survey 2016.[2] Logique floue : technique d’intelligence artificielle visant à rendre compte du caractère « flou » ou progressif de certains concepts par opposition à la logique binaire (vrai ou faux). Voir à ce sujet l’article d’Alexandre Vigier « Le Machine learning pour les gestions d’actifs ».[3] « La nouvelle révolution industrielle de la gestion d’actifs au service de l’épargnant ». Janvier 2017 ; commission Recherche et innovation de l’AFG.

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