Family office, garantir la pérennité du patrimoine familial

Discret, professionnel, organisé, influent. Ces quelques mots sont fréquemment utilisés pour qualifier les hommes et femmes qui exercent le métier de family officer, terme anglo-saxon qui n’a pas d’équivalent en français.

Ces professionnels expérimentés sont aussi fréquemment désignés comme des chefs d’orchestre, parce qu’ils coordonnent l’action de différents spécialistes chargés de conseiller des familles désireuses d’organiser au mieux la gestion de leur patrimoine.

En fonction du montant des encours, il peut s’agir d’un « mono-family office » – qui travaille pour une seule famille dont il est salarié – ou d’un « multi-family office », œuvrant pour plusieurs familles afin de mutualiser les coûts. Le métier peut aussi s’exercer en étant adossé à une banque ou à une société de gestion, à la condition de créer une structure totalement indépendante (voir l’article) pour éviter les conflits d’intérêts.

Jean-Marie Paluel Marmont, président de l’Association française du family office (Affo), dont la vocation est de participer au développement et à la reconnaissance de ce type d’organisation, met ici l’accent sur les principales évolutions du métier (voir l’article).

S’il n’est pas réglementé, le family office s’internationalise, avec la création de réseaux de confiance (voir l’article). Il se professionnalise également : les multi-family office indépendants sont amenés à développer, outre les indispensables outils de consolidation, toutes sortes d’outils d’analyse des risques, de mesure de performance et de suivi des actions réalisées et en cours (voir l’article).

Par ailleurs, la reconnaissance de ce métier passe par des échanges accrus avec le milieu académique. Car, s’il existe des Masters dédiés aux entreprises familiales dans lesquels les contours du family office sont abordés, aucun diplôme ne prépare à ces responsabilités. La recherche avance difficilement en raison d’un manque de données, le métier reposant sur la confiance et la discrétion (voir l’article). Ceci étant, dans cet univers discret où l’affect lié aux problématiques familiales peut perturber les méthodes des gestionnaires, force est de constater que les pratiques de gouvernance familiales s’imposent. Au grand bénéfice des family officer qui peuvent espérer un développement de leur métier de conseil.

Dossier coordonné par Anne Bechet.

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NB : La revue Analyse financière avait déjà publié un dossier consacré au family office dans son n°21 daté octobre-décembre 2006, disponible gratuitement dans notre boutique.

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