Évolution darwinienne pour les auditeurs

Fin septembre 2018, l’article 9 du projet de loi PACTE1 relatif au relèvement des seuils de certifications légales des comptes a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale. Ces seuils devraient donc être calés prochainement sur les niveaux européens, avec l’objectif annoncé d’alléger les charges pesant sur les petites entreprises. Comme dans plus de onze États membres de l’Union européenne, les petites entreprises (8 M€ de chiffres d’affaires, 4M€ de bilan et 50 salariés) ne seront plus soumises à une obligation d’audit, mais pourront continuer à y recourir si elles l’estiment utile.

Une révolution est donc en marche pour la profession des commissaires aux comptes, comme en témoignent ici plusieurs professionnels du secteur.

Tout l’enjeu est désormais de passer de l’audit légal à l’audit contractuel. Selon Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, intervenu après l’adoption du texte en première lecture, ces mesures devraient s’accompagner d’un plan ambitieux en faveur des commissaires aux comptes et des experts-comptables offrant une opportunité de modernisation pour l’ensemble de la profession du chiffre.

Cette modernisation devra nécessairement s’accompagner d’une communication ciblée pour faire connaître les nouveaux contours de ces métiers et en redorer l’image pour, notamment, attirer de jeunes nouveaux talents, aujourd’hui plus enclins à se diriger notamment vers des start-up.

Dossier réalisé par Michèle Hénaff,
rédactrice en chef de la revue Analyse financière

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