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A la poursuite de l’or bleu !

Comme le soulignait Emmanuel Soupre, analyste financier, dans l’édition du 29 novembre 2018 de la lettre électronique Analyse financière[1], le financement de l’économie de la mer est, lui aussi, à assurer. Avec une particularité relevée par de nombreux contributeurs de ce dossier : l’expression de sa profitabilité et de sa pérennité requiert plus de temps, tout en étant souvent bien plus capitalistique qu’imaginée. Mais qu’en est-il exactement ? Quels sont précisément les enjeux financiers de l’économie maritime dans un monde global ? Comment financer les innovations proposées par les industriels liés au secteur de la mer et les start-up présentes dans ces secteurs ?

Avec un chiffre d’affaires de 566 milliards d’euros, une valeur ajoutée de 174 milliards d’euros et près de 3,5 millions d’emplois, l’Europe est une grande puissance maritime. Et la France, grâce à ses atouts géographiques et industriels, ainsi qu’à son excellence dans la R&D et l’innovation, y contribue de manière significative puisqu’elle figure au quatrième rang européen avec environ 17,7 milliards de valeur ajoutée brute[2].

Si le potentiel est immense, l’objectif affiché de doubler l’économie maritime et ses emplois d’ici 2030 en Europe ne pourra être atteint sans en mesurer précisément le périmètre et sans un soutien actif à l’innovation. C’est la raison pour laquelle les auteurs de la première partie du dossier consacrée aux problématiques ont appelé de leurs voeux la création d’un point de rencontre unique à l’échelle nationale afin de faire coïncider au mieux les projets avec les sources de financement disponibles.

L’océan représente une opportunité économique sous-investie ainsi qu’un enjeu crucial pour le climat. Aussi, la deuxième partie donne la parole aux acteurs publics et privés du financement de l’économie bleue, tels que la Banque européenne d’investissement avec l’initiative Clean Oceans, la DG Mare (UE) avec la plate-forme d’investissement Blue Invest, ou encore la Banque Mondiale avec l’obligation bleue souveraine émise par les Seychelles, sans oublier les fonds déployés par Mirova et ACE Management et la métrique mise au point par Sycomore Asset Management pour répondre aux besoins croissants des acteurs.

La troisième et dernière partie de ce dossier livre le témoignage de sociétés cotées et non cotées françaises particulièrement dynamiques dans l’économie bleue, évoluant à la fois dans les secteurs traditionnels (construction navale, infrastructures portuaires, aquaculture…) ou émergents (énergies marines renouvelables, biotechnologies marines, dessalement…).

Ces témoignages montrent, s’il en est encore besoin, la vitalité du secteur et l’importance de satisfaire les ambitions de ces sociétés en leur apportant les financements et en leur ouvrant les marchés à l’international.

Dossier réalisé par Anne Bechet, journaliste
et Michèle Hénaff, rédactrice en chef de la revue Analyse financière

(1) http://analysefinanciere.org/2018/11/29/assises-de-leconomie-de-la-mer
(2) Source : Rapport annuel sur l’économie bleue, juin 2018, Commission européenne.

> Acheter la version numérique PDF du dossier « A la poursuite de l’or bleu ! »

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